Déclaré ‘’Persona non grata’’ par les autorités maliennes, le directeur de la division des droits de l’homme des Nations unies (Minusma), devrait quitter le Mali ce mardi. Cette décision continue d’alimenter les débats, et après l’ONU, qui déplore l’expulsion de Guillaume Ngefa, c’est la France qui réagit.
« La France condamne vivement la décision prise par la junte malienne d’exiger le départ du directeur de la division des droits de l’Homme de la Minusma, M. Guillaume Ngefa », peut-on lire dans un communiqué du ministère français des affaires étrangères.
Nous saluons l’engagement et le travail de la Minusma et de sa division des droits de l’Homme qui ont permis de mettre au jour les violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire dont les populations maliennes sont victimes et dont se sont notamment rendus responsables les groupes terroristes mais aussi les mercenaires russes de Wagner.
Le Conseil de sécurité et le Secrétaire général des Nations unies, dans sa dernière revue stratégique, ont souligné la nécessité pour le Mali de respecter l’intégralité du mandat de la Minusma, y compris s’agissant des droits de l’Homme.
Pour rappel, il est reproché à Guillaume Ngefa d’avoir sélectionné des usurpateurs s’arrogeant le titre de représentant de la société civile malienne, en ignorant les autorités et les institutions nationales à l’occasion des différentes sessions du Conseil de sécurité des Nations unies sur le Mali.