Condamné en 2023 à 20 ans de prison pour complicité d’assassinat dans l’affaire du colonel Bitala Madjoulba, le général Félix Kadhanga, ex-chef d’état-major des Forces armées togolaises (FAT), voit son parcours judiciaire connaître un nouveau rebondissement.
Ce lundi, lors d’une audience devant la cour d’appel militaire, il a été annoncé que le procès en appel ne se tiendra pas avant février 2026. La séance, qui n’a duré qu’une demi-heure, a été marquée par la demande du procureur général : un report motivé par « l’indisponibilité de certains intervenants essentiels au dossier ». La prochaine date a été fixée au 16 février 2026.
Inculpé pour complot contre la sûreté intérieure de l’État, complicité d’assassinat et entrave au fonctionnement de la justice, le général Kadhanga a toujours proclamé son innocence. Ses avocats avaient interjeté appel, dénonçant un procès entaché de vices de procédure, de pressions politiques et d’un manque flagrant de preuves solides. Ils espéraient, lors de cette audience en appel, obtenir une révision du verdict ou, à défaut, la libération provisoire de leur client.
Mais lundi, aucune plaidoirie n’a eu lieu, aucun témoin n’a été auditionné. Pour la défense, ce report constitue un prolongement injustifié de la détention du général Kadhanga.