La justice togolaise a tranché dans l’affaire Gnakadè. Samedi 20 septembre 2025, le procureur de la République, Mawama Talaka, a annoncé que Marguerite Gnakadè, ancienne ministre des Armées, a été inculpée et placée en détention.
Son arrestation, à son domicile de Tokoin-Solidarité à Lomé, a suscité de nombreuses spéculations.
D’après le parquet, une enquête de la police judiciaire a révélé des « indices graves et concordants » pointant des actes d’atteinte à la sécurité intérieure de l’État.
Des perquisitions ont été effectuées, et Mme Gnakadé est accusée d’avoir détruit une preuve pendant sa garde à vue, un geste considéré comme une obstruction à la justice. Les chefs d’accusation contre l’ex-ministre incluent l’incitation à la révolte contre l’autorité de l’État, la diffusion de fausses informations pouvant nuire à la discipline des armées, le trouble aggravé à l’ordre public et l’entrave à la justice.
L’ affaire sera examinée par un juge, conformément au code de procédure pénale, selon le procureur Talaka.
Nommée ministre des Armées en 2020, Marguerite Gnakadé était autrefois proche du pouvoir avant de devenir une figure de la dissidence. Ces derniers mois, elle s’était distinguée par ses critiques virulentes contre la gestion de l’État et ses appels à une transition politique.
