Au Togo, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, poursuit sa série de rencontres de proximité avec les producteurs agricoles. Dans cette optique, il s’est rendu le 1er février dernier dans les Zones d’aménagement agricole planifiées (ZAAP) des préfectures de Dankpen et de la Binah, dans la région de la Kara.
À Guérin-Kouka (Dankpen), il a visité le Centre de transformation agricole (CTA) et a échangé longuement avec les exploitants des ZAAP. L’objectif est d’écouter les réalités du terrain, identifier les principaux obstacles et construire ensemble des solutions concrètes pour accélérer le développement agricole.
« Nous n’avons pas tous les réponses chacun de notre côté. Le gouvernement n’a pas la solution miracle, et vous non plus. Mais nous avons un objectif commun : produire davantage, nourrir notre population et permettre à chaque famille agricole de vivre dignement de son travail », a-t-il déclaré.
Il a ensuite insisté sur un enjeu majeur, celui de passer de la simple sécurité alimentaire à une véritable souveraineté alimentaire. « Continuer à importer massivement, c’est envoyer l’argent des Togolais à l’étranger. Nous avons les terres, le climat et le potentiel humain pour produire nous-mêmes ce dont nous avons besoin », a-t-il martelé.
Dans la foulée, il a remis aux producteurs un important lot d’équipements agricoles, notamment des tracteurs et des motoculteurs, afin de renforcer leur capacité de production.

À Tchikawa dans la préfecture de la Binah, le Président du Conseil a poursuivi les échanges et s’est félicité des progrès réalisés dans les huit ZAAP de la zone. Il a encouragé les agriculteurs à maintenir cet élan pionnier et a procédé, là encore, à la remise d’équipements agricoles.
Pour rappel, Dankpen compte 16 ZAAP et la Binah en compte 8. À l’échelle nationale, le Togo dispose aujourd’hui de 231 ZAAP, dont une vingtaine sont considérées comme des zones d’excellence.
À terme, l’ambition est de faire du Togo un pôle d’excellence agricole et un acteur agricole majeur et exportateur en Afrique de l’Ouest. Cette stratégie repose sur trois piliers à savoir, la professionnalisation des filières, l’intensification de la production locale et la transformation sur place pour créer plus de valeur et d’emplois.

