L’ancien premier ministre d’Ali Bongo et candidat malheureux à l’élection présidentielle d’avril 2025 Alain-Claude Bilie-By-Nze a été interpellé, mercredi soir, a annoncé jeudi 16 avril son parti politique. Cette arrestation intervient alors qu’il s’est élevé contre la suspension des réseaux sociaux depuis le 17 février et l’adoption par ordonnance, sans débat ni vote, d’une réforme du code de la nationalité.
Il « a été interpellé à son domicile par des agents de la direction générale des recherches dans des conditions que nous considérons arbitraires, brutales et manifestement contraires aux principes fondamentaux de l’Etat de droit », précise le communiqué de presse de son parti, Ensemble pour le Gabon (EPG), qui affirme que « cette arrestation serait liée à une affaire remontant à 2008 ».
Selon son parti, cette affaire est en lien avec « une créance que l’Etat gabonais n’aurait pas honorée dans le cadre de l’organisation de la Fête des cultures », dont il était à l’époque le président du comité d’organisation. « Une tierce personne en réclamerait aujourd’hui le paiement, en l’imputant à titre individuel à Alain-Claude Bilie-by-Nze, alors même qu’il agissait dans un cadre institutionnel », assure le communiqué.
Le parti d’Alain-Claude Bilie-by-Nze dénonce une « manœuvre politique grave », visant à « faire taire une voix critique majeure, affaiblir l’opposition et instaurer un climat d’intimidation incompatible avec les exigences démocratiques ». L’EPG exige la libération immédiate de son candidat.

