Après l’Assemblée nationale au début du mois de juin, le Sénat a à son tour adopté une proposition de loi sur l’organisation des référendums en vue de réviser la Constitution.
Ce texte ouvre clairement la voie à un éventuel troisième mandat du président Félix Tshisekedi.Une fois l’avis de la Cour constitutionnelle rendu, la proposition de loi atterrira sur le bureau du chef de l’État, qui aura alors la possibilité de la promulguer ou non.
Âgé de 63 ans, Félix Tshisekedi a été réélu fin 2023 pour un second mandat qui doit s’achever en 2028. La Constitution actuelle stipule que « le nombre et la durée des mandats » présidentiels soit deux quinquennats « ne peuvent faire l’objet d’aucune révision ».
Depuis plusieurs mois, le président et ses proches préparent l’opinion publique en insistant sur la nécessité de réviser une Constitution jugée « opposée aux attentes de la population », sans toutefois évoquer ouvertement l’ambition d’un troisième mandat.
La proposition de loi permettrait de procéder à cette révision par référendum et de remettre à zéro le compteur des mandats de Félix Tshisekedi.
L’opposition dénonce quant à elle une manœuvre visant à organiser ce qu’elle qualifie depuis 2024 de « coup d’État constitutionnel », destiné à permettre au président sortant de se maintenir au pouvoir.
