Au Togo, l’Union pour la République (UNIR), parti au pouvoir, s’octroie une victoire écrasante avec 1 150 des 1 527 sièges à pourvoir à l’issue des résultats provisoires proclamés ce lundi par la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Ce succès renforce la mainmise d’UNIR, déjà dominant à l’Assemblée nationale et dans les conseils régionaux, sur les instances locales.
L’opposition, en revanche, reste à la traîne. L’Alliance nationale pour le changement (ANC) de Jean-Pierre Fabre ne décroche que 51 sièges, soit environ 3 % du total, loin de ses ambitions de reconquête. De son côté, l’Union des forces de changement (UFC), dirigée par Gilchrist Olympio, se limite à 38 sièges, confirmant son déclin depuis son alliance avec le pouvoir en 2010.
Quelques partis émergents parviennent néanmoins à se distinguer. L’ Alliance démocratique pour le développement intégral (ADDI), en progression depuis les dernières législatives, obtient 34 sièges, consolidant sa place sur la scène politique.
Plus surprenant, le regroupement indépendant « Togolais, viens, agir » (TOVIA), fondé par Joseph Gomado, ancien cadre de l’ANC et ministre du Développement des territoires, s’impose avec 24 sièges, devançant des formations historiques comme le Mouvement patriotique pour la démocratie et le développement (MPDD) ou les Forces démocratiques pour la République (FDR).
Ces résultats, encore provisoires, doivent être validés par la Cour suprême après examen des éventuels recours.
Les partis et listes indépendantes ont quelques jours pour contester les chiffres auprès des juridictions compétentes.
