Ce 5 octobre, le monde célèbre la Journée mondiale de l’habitat. Une date qui invite à repenser nos villes et à rappeler que chaque citoyen a droit à un logement décent. Cette année, le thème retenu « Un logement décent pour tous » sonne comme un appel, de passer des intentions aux actes, à travers des politiques ambitieuses, des partenariats solides et des solutions concrètes.
Au Togo, le ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme, Kodjo Adedze, a saisi l’occasion pour dresser le bilan de deux décennies de transformations majeures. Selon le ministre, de 2006 à 2026, le pays a engagé un véritable chantier de modernisation de son habitat et de son développement urbain.
Tout a commencé par le renforcement du rôle des collectivités territoriales, suivi en 2009 de l’adoption de la Stratégie nationale du logement et de la Politique nationale d’aménagement du territoire. En 2016, la loi-cadre sur l’aménagement du territoire est venue consolider le cadre juridique. Puis, entre 2016 et 2017, la réforme des actes d’urbanisme a posé de nouvelles bases. Le Code foncier et domanial de 2018, la création du Guichet foncier unique en 2019 et le renforcement du contrôle des constructions ont progressivement sécurisé le foncier, encadré la construction et amélioré la gestion urbaine.
Les avancées se sont poursuivies : classification des bâtiments en 2020, limitation de la caution et de la garantie de loyer à trois mois chacune en 2022, et dématérialisation progressive des permis de construire grâce au Système intégré de gestion des permis de construire (SIGPC).
D’après le ministre en charge de l’urbanisme, en 2026, une nouvelle étape est franchie avec la vulgarisation du Schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) et la validation des plans locaux d’urbanisme de 13 communes pilotes. Dans le même élan, le projet de nouvelle ville de Kpomé-Dalavé, sur 1 177 hectares, incarne l’ambition d’offrir des logements décents à coût abordable, accompagnés d’équipements modernes, dans un cadre de vie inclusif et durable.
Parallèlement, le Projet de renouvellement urbain de Lomé (PRU) poursuit la transformation et la densification de la capitale : mieux organiser les espaces, développer une offre de logements adaptés, améliorer les infrastructures et promouvoir une filière nationale de matériaux locaux.
Enfin, l’élaboration des codes de l’urbanisme et de la construction, ainsi que la modernisation du Centre de la Construction et du Logement (CCL), viennent renforcer l’accompagnement des professionnels et la promotion des matériaux locaux.
