Au Togo, les manifestations des 6, 26, 27 et 28 juin derniers continuent de susciter des réactions au sein de la société.
Lors d’une conférence de presse tenue mercredi 9 juillet 2025 à Lomé avec les médias nationaux et internationaux, les ministres de l’Administration territoriale, de la Sécurité et de la Protection civile, des Droits de l’Homme et de l’Enseignement technique ont tout à tour clarifié les faits entourant ces événements, initiés depuis la diaspora.
Cette rencontre, qui fait suite à une discussion avec les représentants diplomatiques et consulaires accrédités au Togo, visait à fournir une analyse précise de ces manifestations.
Lors de la rencontre, le gouvernement a une fois encore dénoncé la diffusion d’images trompeuses sur les réseaux sociaux, précisant que seulement 1,3 % des publications d’images liées à ces événements proviennent du territoire togolais, révélant ainsi une campagne de désinformation numérique.
L’exécutif a également condamné ces manifestations illégales et les appels à déstabiliser les institutions du pays.
‘’Les manifestations non-déclarées, les actes de vandalisme, les appels au désordre ne peuvent en aucun cas être considérés comme des formes acceptables d’expression démocratique. Le gouvernement à la responsabilité de protéger tous les citoyens togolais quel que soit la situation. Ce qui vient de se passer les 6, 26,27 et 28 juin résulte de la pure manipulation et cela relève globalement des tentatives de déstabilisation de la sous-région’’, a déclaré Hodabalo Awaté, ministre de l’administration territoriale, de la décentralisation et de la chefferie coutumière.
Dans la foulée, l’exécutif togolais a exhorté la jeunesse à rejeter les incitations à la violence et à la manipulation, les invitant à privilégier le dialogue, la discussion et la présentation de projets, avec l’assurance de l’accompagnement du gouvernement.
“L’état togolais ne reculera devant rien pour préserver la paix, la sécurité de tous les togolais y compris de tous ceux qui vivent sur le sol togolais. Nous avons cette responsabilité en tant que gouvernement de protéger tous les biens, les personnes et nous ne laisserons pas ceux qui distillent matin, midi et soir la haine, l’appel à la révolte, à l’insurrection, détruire ce que nous avons en commun, notre pays le Togo”, a confié Pacôme Adjourouvi, ministre en charge des droits de l’homme.