Les coupures d’électricité qui perturbent le quotidien des Togolais et freinent l’activité économique ne sont pas liées à un problème de dette de la Compagnie énergie électrique du Togo (CEET). C’est ce qu’a fermement assuré mardi son directeur général, Ilagou Ayeva, invité sur la Télévision togolaise (TVT).
Selon lui, les perturbations actuelles découlent exclusivement de la maintenance préventive du gazoduc qui alimente les centrales électriques en gaz. Une opération indispensable, mais qui tombe dans un contexte difficile marqué par de fortes chaleurs et des contraintes d’approvisionnement. Les travaux devraient s’achever d’ici à la fin du mois d’octobre 2026.
Un calendrier initial bouleversé
Le programme prévoyait initialement que cette maintenance se déroule en juin et juillet, période jugée plus favorable grâce à des températures moins élevées. Mais les prestataires n’ont pas réussi à réunir à temps les conditions matérielles nécessaires. Le contexte international a également multiplié les reports, expliquant les différents communiqués successifs publiés par la CEET.
Des centrales qui tournent… au ralenti
Pour éviter une plongée totale dans le noir, les autorités ont demandé à la CEET de maintenir les centrales en fonctionnement grâce à des combustibles liquides pendant toute la durée des travaux sur le gazoduc.
Cette solution de secours a toutefois un coût : ces combustibles sont nettement plus chers et moins efficaces que le gaz. Ils permettent néanmoins de limiter l’ampleur des coupures. Le directeur général compare la situation à celle d’un automobiliste obligé d’immobiliser son véhicule pour une vidange. À la différence près que, dans ce cas, on a demandé aux centrales de continuer à tourner malgré les travaux.
Pourquoi pas de programme de délestage précis ?
L’absence d’un calendrier détaillé des coupures reste l’une des principales frustrations des usagers. Sur ce point, Ilagou Ayeva reconnaît les difficultés de la compagnie. La situation énergétique sous-régionale évolue très rapidement, obligeant la CEET à ajuster en permanence son dispositif. Cette instabilité rend impossible, pour l’instant, la publication d’horaires de coupure fiables à l’avance.
En résumé, le message du DG est clair : la situation est conjoncturelle, pas structurelle. Pas de dette en cause, mais une maintenance technique incontournable dont la fin est annoncée pour la fin octobre.
