L’Organisation mondiale de la santé (OMS) exhorte les gouvernements à durcir les taxes sur les boissons sucrées et les produits alcoolisés. Dans deux rapports publiés le 13 janvier dernier, l’agence des Nations Unies critique les régimes fiscaux actuels, jugés insuffisants, qui maintiennent ces produits à des prix accessibles, tout en alourdissant la charge sur les systèmes de santé confrontés à une hausse des maladies liées.
Selon l’OMS, plus ces boissons deviennent abordables, plus les pathologies qu’elles favorisent se propagent. L’organisation met en cause l’obésité, le diabète, les affections cardiovasculaires, les cancers, ainsi que les blessures issues de la violence ou des accidents.
Cette évolution est particulièrement alarmante chez les enfants et les jeunes adultes, souligne l’institution.
« Les taxes sanitaires représentent l’un des instruments les plus efficaces pour promouvoir la santé et prévenir les maladies. En relevant les taxes sur des produits comme le tabac, les boissons sucrées et l’alcool, les gouvernements peuvent diminuer les consommations dangereuses et générer des fonds pour soutenir les services de santé vitaux », a affirmé le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
D’après les rapports, au moins 116 pays imposent des taxes sur les boissons sucrées, en particulier les sodas. Cependant, de nombreuses boissons riches en sucre, comme les jus de fruits purs, les laits aromatisés sucrés ou les cafés et thés prêts à boire, échappent souvent à ces mesures. Si 97 % des pays taxent les boissons énergisantes, ce taux n’a pas évolué depuis 2023.
Concernant l’alcool, au moins 167 pays appliquent des taxes, et 12 l’interdisent complètement. Néanmoins, dans la majorité des États, l’alcool est devenu plus accessible ou n’a pas vu ses prix grimper depuis 2022.
