En marge des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du FMI, le Forum parlementaire mondial se tient les 12 et 13 octobre 2026 à Bangkok. Organisé avec le Réseau parlementaire sur la Banque mondiale et le FMI, en collaboration avec les autorités thaïlandaises, ce rendez-vous place au centre des débats l’autonomisation des populations et la résilience face aux chocs économiques.
La présidente du Parlement de la CEDEAO, Mémounatou Ibrahima, y porte la voix de l’Afrique de l’Ouest. Elle défend des réponses concrètes aux défis budgétaires, à l’emploi des jeunes et au financement des entreprises, dans un contexte où la hausse de la dette publique et les turbulences mondiales restreignent fortement les marges de manœuvre des États de la région.
Face à ces contraintes, elle appelle à une mobilisation accrue des ressources intérieures et des capitaux privés. L’objectif est de financer le développement sans sacrifier les services publics essentiels. Le financement des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) figure en tête de ses priorités.
« Le financement de nos MPME, qui représentent l’essentiel des emplois dans notre région », souligne-t-elle.
L’ accès au crédit de ces structures conditionne directement la capacité des économies ouest-africaines à créer des emplois. Mémounatou Ibrahima alerte également sur les pertes massives de ressources liées aux circuits financiers illicites. Elle insiste sur « la lutte contre la criminalité financière numérique et les flux financiers illicites, qui privent nos États de ressources vitales ».
Les fonds ainsi préservés pourraient alimenter les investissements publics et les services de base. Autre enjeu majeur : l’avenir professionnel des jeunes. Alors que l’intelligence artificielle transforme les métiers, elle plaide pour une adaptation rapide des formations aux nouvelles compétences demandées par le marché du travail.
Pour porter ces combats, la présidente du Parlement de la CEDEAO mise sur la coopération entre États et sur le rôle moteur de l’intégration régionale. « Le Parlement de la CEDEAO porte ici une conviction majeure, celle de l’intégration régionale et d’une coopération multilatérale renouvelée qui demeurent les meilleurs leviers pour une croissance inclusive, créatrice d’emplois et au service de nos 400 millions de citoyens », affirme-t-elle.
