Le Togo compte près de 80 aires protégées, parmi lesquelles les réserves de Fazao-Malfakassa, d’Abdoulaye et de Togodo. Elles couvrent environ 14 % du territoire national. Bien plus que de simples zones de conservation de la biodiversité, ces espaces jouent désormais un rôle stratégique face au changement climatique. Ils sont devenus un levier central d’adaptation.
C’est dans ce contexte que les députés ont adopté, ce jeudi, une nouvelle loi relative à la création et à la gestion des aires protégées. Le texte a été voté lors de la 2ᵉ séance plénière de la 2ᵉ session extraordinaire de l’année 2026, sous la présidence du Prof. Selom Klassou, président de l’Assemblée nationale.
Étaient notamment présents à la session, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique, Prof. Dodzi Kokoroko, ainsi que Pierre André Gédéon, directeur général de l’Office national des aires protégées (ONAP).
Ce projet de loi ne se limite pas à la sauvegarde du patrimoine naturel. Il vise aussi à améliorer les conditions de vie des populations riveraines.
« L’adoption de ce texte répond à une politique conçue avec les populations, dans le respect des droits fondamentaux légalement établis, des usages traditionnels compatibles avec la conservation et des exigences de la paix sociale », a souligné le président de l’Assemblée nationale.
Selon lui, cette loi permettra au Togo de protéger plus efficacement sa biodiversité, de lutter contre les pressions qui pèsent sur la faune et la flore, et de contribuer à l’ambition nationale d’extension de la couverture forestière. Un message repris par le ministre en charge de l’Environnement, qui y voit un outil essentiel pour concilier conservation, adaptation climatique et développement local.