Engagé depuis plusieurs années dans le renforcement de son cadre juridique relatif au nucléaire civil, le Togo vient de marquer un progrès significatif. Lors du Conseil des ministres du 30 décembre 2025, le gouvernement a adopté trois projets de loi autorisant l’adhésion du pays à des conventions internationales clés.
Ces conventions portent respectivement sur la notification rapide d’un accident nucléaire, l’assistance en cas d’accident nucléaire ou de situation d’urgence radiologique, l’amendement à la Convention sur la protection physique des matières nucléaires.
Une fois approuvés par l’Assemblée nationale, ces textes établiront un cadre juridique harmonisé au niveau international. Ils favoriseront le partage d’informations, de bonnes pratiques et d’expertises, tout en renforçant les capacités nationales en matière de prévention, de réponse et de gestion des urgences radiologiques.
Ces adhésions contribueront également à mieux protéger la population, l’environnement et les infrastructures. Elles garantiront un accès rapide à l’assistance internationale, une notification précoce et transparente des incidents, ainsi qu’une coopération accrue contre les actes malveillants.
Pour le Togo, qui promeut activement l’utilisation pacifique du nucléaire dans des domaines variés (santé, énergie, agriculture, recherche…), ces étapes s’inscrivent dans une vision cohérente de coopération internationale. Elles consolident le cadre national de sûreté, de sécurité et de préparation aux urgences.
À noter que le Togo, membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2012, a été élu en septembre 2025 au Conseil des gouverneurs de l’Agence pour la période 2025-2027. Ce statut renforce sa responsabilité dans la gouvernance mondiale du nucléaire civil.