Dans la nuit du mercredi 28 au jeudi 29 janvier 2026, l’aéroport international Diori Hamani de Niamey a été le théâtre d’un violent épisode de tirs. Peu après minuit, de fortes détonations et des échanges de tirs nourris ont retenti dans la zone, provoquant une vive inquiétude parmi les riverains et les usagers présents.
Selon plusieurs témoignages concordants, les bruits ont duré environ une à deux heures avant que le calme ne revienne progressivement vers 2 heures du matin. À ce stade, aucun bilan officiel (victimes, blessés ou dégâts matériels) n’a été communiqué par les autorités nigériennes, et l’identité des assaillants reste inconnue.
La zone concernée est hautement stratégique : elle abrite la base 101 de l’armée de l’air nigérienne, une installation récente de drones, ainsi que le quartier général de la Force unifiée antidjihadiste (Alliance des États du Sahel – AES), créée conjointement par le Niger, le Burkina Faso et le Mali pour lutter contre les groupes armés terroristes.
C’est également dans cette partie militaire de l’aéroport qu’est entreposée depuis plusieurs semaines une importante cargaison d’uranium (plus de 1 000 tonnes selon certaines sources), en attente d’exportation, ce qui suscite des tensions diplomatiques et économiques depuis la rupture avec l’ancien opérateur français.
Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des traînées lumineuses dans le ciel et des flashs intenses, suggérant que la défense antiaérienne nigérienne a probablement été activée, peut-être pour repousser une attaque par drones ou des projectiles non identifiés.
L’incident a semé la panique à l’aéroport : certains passagers ont fui les lieux à pied, tandis que plusieurs vols internationaux ont été déroutés vers d’autres aéroports de la sous-région. Les autorités n’ont pour l’instant pas donné d’explications officielles sur l’origine de ces violences.
L’enquête est en cours et les questions demeurent nombreuses autour de cet événement survenu dans l’un des sites les plus sensibles du pays.
