En Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara a mis fin ce mardi aux spéculations en annonçant sa candidature à l’élection présidentielle d’octobre.
À 83 ans, le président en exercice depuis 2011 vise un quatrième mandat, s’appuyant sur la Constitution amendée, une décision qui suscite des débats sur la légitimité et la transition politique en Côte d’Ivoire.
« Je suis candidat pour que la Côte d’Ivoire reste un pays prospère, en paix et en sécurité », a déclaré Ouattara, soulignant que la Constitution l’autorise à se représenter, que sa santé le permet et que son expérience est nécessaire face aux défis sécuritaires, économiques et monétaires actuels.
Ce message, clair et déterminé, met en avant la continuité dans un contexte régional instable, marqué par les crises au Sahel et les coups d’État au Mali, Burkina Faso et Niger. Ses partisans louent son bilan : une croissance économique de 6 à 7 % par an, des investissements étrangers et une modernisation des infrastructures, avec un PIB doublé depuis 2012.
Cependant, cette annonce ravive les tensions. L’opposition et une partie de la société civile dénoncent une « présidence à vie » et un manque de renouvellement politique.
En 2020, sa candidature à un troisième mandat avait déclenché une crise violente, avec plus de 80 morts selon l’ONU et un boycott électoral de l’opposition.Le dépôt des candidatures, ouvert le 26 juillet, se clôturera fin août, avec un premier tour des élections prévu le 25 octobre 2025.