« Les relations entre la France et le Togo n’ont jamais été difficiles », Robert Dussey

Depuis juin 2025, les chaînes françaises RFI et France 24 sont suspendues au Togo. L’instance de régulation des médias (HARC) a justifié cette décision par des « manquements répétés, déjà signalés et formellement rappelés, en matière d’impartialité, de rigueur et de vérification des faits ».

En juillet 2026, deux réalisateurs français venus à Lomé pour le tournage du documentaire Les Routes de l’impossible ont été interpellés, poursuivis pour « fausses déclarations » et détenus, avant d’être relâchés environ un mois plus tard.

Pour certains observateurs, ces épisodes ont tendu les relations entre Lomé et Paris.

En marge de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations unies, à New York, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a répondu à ces interrogations dans un entretien accordé à France 24.

« Les relations entre la France et le Togo n’ont jamais été difficiles, n’ont jamais été des relations où l’on n’arrive pas à se parler. Il n’y a absolument pas de problèmes entre le Togo et la France. Nos relations sont bonnes. Bien sûr, parfois, il peut y avoir des malentendus », a déclaré le chef de la diplomatie togolaise.

Robert Dussey est également revenu sur les relations diplomatiques entre le Togo et la Russie, notamment l’accord de coopération signé en 2025. Interrogé sur la présence alléguée au Togo de membres du groupe paramilitaire Africa Corps, successeur de Wagner, il a démenti catégoriquement.

« Les accords de coopération diplomatique entre le Togo et l’Union des républiques socialistes soviétiques remontent au 1ᵉʳ mai 1960. Le Togo a donc une coopération à la fois politique, diplomatique et commerciale. Nous n’avons pas de mercenaires russes. Nous avons des formateurs, parce que lorsque vous achetez un hélicoptère français, américain, chinois ou russe, des formateurs viennent naturellement entraîner nos forces de défense et de sécurité, entraîner des pilotes. Si c’est cela, oui, nous avons des formateurs, parce que nous avons des équipements », a-t-il indiqué.

Sur la situation sécuritaire dans le nord du Togo, le ministre a évoqué les dispositions prises par les autorités, en collaboration avec les forces armées burkinabè, pour contenir les attaques terroristes.

« Beaucoup de progrès ont été faits. L’extrême nord du Togo est beaucoup plus pacifique aujourd’hui qu’il y a quatre ans. Je vous le rassure », a-t-il ajouté.

Il a enfin salué le rôle de médiation du Togo dans la crise sahélienne et appelé à ne pas isoler les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) dans la lutte contre le terrorisme, en particulier dans la partie occidentale de l’Afrique.

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