Au Togo, les conditions de vie et de travail des journalistes du secteur privé restent la principal préoccupation du Syndicat national des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT). Cette année, l’organisation célèbre ses 15 ans d’existence.
Dans ce cadre, le SYNJIT a clôturé mardi 1er septembre 2026, les activités marquant son jubilé de cristal. La cérémonie commémorative s’est tenue sous le thème, « Au cœur des défis : réengagement, solidarité, mobilisation. Ensemble pour un SYNJIT fort et conquérant ». Elle a réuni des responsables d’organisations professionnelles de la presse togolaise, le représentant du ministre de la Communication, des membres de la Confédération syndicale des travailleurs du Togo (CSTT) ainsi que des représentants d’autres centrales syndicales.
« Aujourd’hui, nous avons besoin de membres de devoir. Nous lançons un appel à tous les journalistes salariés indépendants pour qu’ils rejoignent la dynamique syndicale au Togo. Cela va dans notre intérêt. Il est temps que le journaliste puisse vivre de son métier. Nous devons cesser de considérer le journalisme comme un sacerdoce ou du bénévolat. Le journaliste doit pouvoir jouir pleinement de son métier, et c’est pour cela que nous nous battons », a déclaré Narcisse Prince-Agbodjan, secrétaire général du SYNJIT.
De son côté, le ministère de la Communication a réaffirmé sa sensibilité à la cause des journalistes du privé.
« Le gouvernement accorde une attention particulière à la mise en œuvre du contenu de la convention collective sectorielle signée en octobre 2022. Il entend poursuivre, avec les acteurs du secteur, les efforts engagés pour construire un environnement médiatique encore plus professionnel et davantage capable de répondre aux exigences de notre réforme », a indiqué Ambroise Klévor, conseiller technique du ministre de la Communication.
Le temps fort de cette commémoration a été la remise officielle et symbolique de cartes aux membres du SYNJIT, ainsi que de tableaux d’honneur à trois pionniers fondateurs du syndicat.
Il convient de souligner que selon une récente enquête du SYNJIT, 91 journalistes du privé sur 100, gagnent moins de 100.000 FCFA mensuellement.