Depuis plusieurs années, le Togo fait le choix d’une diplomatie fondée sur la diversification de ses partenariats et le renforcement du multilatéralisme. Une orientation réaffirmée lors de la 81ᵉ Assemblée générale des Nations Unies, tenue à New York, aux États-Unis.
À la tribune de l’ONU, le ministre togolais des Affaires étrangères, Robert Dussey, a réitéré l’attachement du Togo au multilatéralisme, dans un contexte international marqué par la recrudescence des tensions géopolitiques et la fragilisation du droit international. Il a ainsi porté la voix d’une diplomatie togolaise présentée comme pragmatique, privilégiant la paix, la médiation et la recherche de solutions fondées sur le dialogue et la justice historique.
Fidèle aux orientations du Président du Conseil Faure Gnassingbé, la diplomatie togolaise entend poursuivre son engagement en faveur de la prévention des crises et de la médiation pacifique.
Une présence active dans les espaces régionaux
En Afrique de l’Ouest et dans le Sahel, le Togo poursuit ses efforts en faveur de la facilitation des échanges et de la recherche de réponses politiques durables aux crises qui affectent la sous-région.
Dans la région des Grands Lacs, le pays contribue également aux initiatives visant la désescalade des tensions, le rétablissement de la confiance entre les parties et la recherche de solutions durables aux conflits.
« Correct the Map » : de la résolution à l’action
Cette dynamique diplomatique s’est également illustrée à travers l’initiative « Correct the Map ». Un an après l’appel lancé à la tribune de l’ONU, le 26 septembre 2025, pour dénoncer les distorsions cartographiques dans la représentation du monde, le Togo s’est félicité de l’adoption, le 4 septembre 2026, de la résolution « Correct the Map », approuvée par 164 voix.
Pour le Togo, cette décision ne saurait se limiter à une simple correction cartographique. Elle doit désormais ouvrir la voie à une véritable dynamique de coopération internationale.
Dans cette perspective, le pays appelle à la mobilisation de plusieurs catégories d’acteurs.
-La communauté scientifique et universitaire, notamment les cartographes, historiens et chercheurs, afin d’approfondir les connaissances et de promouvoir une représentation plus fidèle des réalités géographiques et historiques.
-Les acteurs de la technologie et de l’intelligence artificielle, appelés à intégrer des représentations spatiales plus justes dans les outils numériques utilisés au quotidien.
-La jeunesse et le monde éducatif, afin de favoriser, dès l’école, une meilleure compréhension des peuples, des territoires et de leur histoire.
À travers cette démarche, la diplomatie togolaise entend contribuer à l’émergence d’une vision du monde davantage fondée sur l’équité, l’inclusion, le dialogue et la compréhension mutuelle entre les peuples.
