Réunies en Assemblée générale mercredi 28 octobre 2026, les députées ont reconduit Ibrahima Mémounatou, Première Vice-présidente de l’Assemblée nationale, à la présidence du Caucus des femmes parlementaire. Une reconduction qui s’accompagne d’une transformation majeure.
Pour la première fois, les sénatrices rejoignent officiellement leurs collègues députées.
« Deux chambres, deux tribunes, une même cause, une même voix. » Avec ces mots, la présidente a donné le ton. Face à l’installation du Sénat et à l’avènement du bicaméralisme, le Caucus franchit une nouvelle étape.
Créé en 2011 à l’Assemblée nationale, il rassemble désormais 39 femmes parlementaires 24 députées et 15 sénatrices unies dans le même combat.
Depuis quinze ans, avec le soutien de partenaires comme le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Caucus s’est affirmé comme un espace de dialogue, de plaidoyer et de renforcement des capacités.

Ibrahima Mémounatou a rappelé les avancées législatives de 2022 en matière de protection des femmes, de lutte contre les violences et de consolidation de leurs droits. Mais elle a insisté : les textes ne suffisent pas. Il faut les rendre accessibles, compréhensibles et réellement exercés par les populations.
Au-delà du renouvellement de sa présidence, l’Assemblée générale a adapté les textes fondateurs de l’instance et installé un nouveau bureau de onze membres, mêlant députées et sénatrices.
Voici sa composition du bureau :
Présidente : Ibrahima Mémounatou (députée)
Première Vice-présidente : Anaté Kouméalo (députée)
Deuxième Vice-présidente : Adjamagbo Dabri Kafui (députée)
Troisième Vice-présidente : Mivédor Kayi épouse Sambiani (députée)
Quatrième Vice-présidente : Banybah Vincenzia épouse Meyer (sénatrice)
Secrétaire générale : Kpégba Kafui (sénatrice)
Secrétaire générale adjointe : N’tefe Bawoma (députée)
Trésorière générale : Bagnah-Gamon Dadieba Sonouley (députée)
Trésorière générale adjointe : Zibo Laouratou (députée)
Conseillères : Balouki Essossimna Bernadette épouse Legzim (sénatrice) et Dossou d’Almeida Dohoe Myriam Viwouale (députée)
À l’issue de ces travaux, le Caucus affiche clairement sa feuille de route : poursuivre le combat pour les droits des femmes et des filles en s’appuyant sur la force de la coopération entre les élues des deux chambres.
