Au Togo, l’affaire des menaces et intimidations visant le producteur de contenus Roger Amémavoh continue de faire réagir. Après les communiqués publiés par plusieurs organisations professionnelles de la presse exprimant leur vive inquiétude, le gouvernement a réagi à son tour.
Dans un communiqué conjoint diffusé le 17 février, les ministres en charge de la Communication et de la Sécurité ont indiqué avoir pris connaissance des informations largement relayées ces derniers jours. Tout en reconnaissant la gravité des alertes, ils précisent que la justice n’a pas encore été officiellement saisie de l’affaire, ce qui appelle, selon eux, à la prudence et à la rigueur dans l’analyse des faits.
Les deux ministres assurent néanmoins que les services compétents suivent la situation « avec la plus grande attention ». « Le cas échéant, des vérifications approfondies seront menées pour établir les faits de manière objective et apprécier les circonstances rapportées », ajoutent-ils, sans exclure aucune piste mais en insistant sur le respect strict du cadre légal.
Dans un contexte où la liberté de la presse demeure un sujet sensible, les autorités togolaises réaffirment leur attachement à la liberté d’expression, principe consacré par la Constitution et les conventions internationales ratifiées par le Togo. Le communiqué souligne que « l’exercice du journalisme, dans le respect des lois et règlements en vigueur, bénéficie de la pleine protection de l’État ». Il invite toutefois les acteurs des médias à se conformer aux formalités légales encadrant les activités de presse et de communication.
Pour finir, le gouvernement rappelle que toute personne résidant sur le territoire national, journaliste ou non, est protégée par l’État dès lors que sa sécurité ou ses droits sont menacés par des tiers.