Lors d’une cérémonie solennelle à Addis-Abeba, le président angolais João Lourenço a officiellement transmis la présidence en exercice de l’Union africaine (UA) à son homologue burundais, Évariste Ndayishimiye. Ce passage de relais, intervenu dans le cadre de la 39e session ordinaire de l’organisation, ouvre un nouveau chapitre pour le continent, placé sous le thème de l’année 2026 : « Garantir un approvisionnement durable en eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».
Dans son discours d’adieu, João Lourenço a salué le choix unanime porté sur son successeur, qu’il a décrit comme « un homme d’État doté de hautes qualités », prêt à porter les ambitions collectives de l’Afrique. Il a insisté sur l’importance cruciale de ce thème : l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement n’est plus seulement une question technique, mais un impératif moral, politique, sanitaire, social et économique pour le continent.
« Cette mission est exigeante, mais elle mérite tout votre engagement », a-t-il lancé à l’attention d’Évariste Ndayishimiye, appelant à une mobilisation conjointe des États, du secteur privé, des organisations de la société civile et des communautés locales. L’objectif : briser les cycles de vulnérabilité qui touchent particulièrement les zones rurales et périurbaines, où des millions d’Africains restent privés d’eau potable et d’infrastructures d’assainissement dignes.
Le président sortant a également tenu à remercier la Commission de l’Union africaine, dirigée par Mahmoud Ali Youssouf, pour son professionnalisme et son dévouement dans la mise en œuvre des priorités continentales.
Pour Évariste Ndayishimiye, ce mandat d’un an s’ouvre dans un contexte complexe marqué par des tensions géopolitiques, des pressions démographiques, les impacts du changement climatique et des exigences accrues en matière de gouvernance. Au-delà du symbole institutionnel, sa priorité sera de traduire ce thème de l’eau en actions concrètes et durables, capables d’améliorer réellement le quotidien des populations africaines.
Cette transition témoigne de la détermination de l’UA à recentrer ses efforts sur des enjeux essentiels et directement connectés à la vie des citoyens. À l’heure où le développement inclusif s’impose comme un critère majeur de légitimité politique sur le continent, ce choix stratégique pourrait marquer un tournant dans la capacité de l’organisation à répondre aux besoins les plus criants de l’Afrique.
