Au Togo, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a été instituée par la loi du la loi N° 2000-007 du 05 avril 2000, remplacée plus tard par la loi 2012-002 du 29 mai 2012. Elle est chargée d’organiser et de superviser les élections ainsi que les référendums. Elle collabore également avec le ministère de l’Administration territoriale et d’autres services de l’État pour assurer la révision des listes électorales, le recensement électoral, la gestion du fichier général des électeurs et l’affichage public des listes.
Depuis sa création, la CENI fonctionne avec une composition à forte coloration politique. Elle compte 17 membres au total. Parmi eux, 5 désignés par la majorité parlementaire, 5 désignés par l’opposition parlementaire, 3 issus des partis extra-parlementaires et élus par l’Assemblée nationale, 3 représentants de la société civile et 1 membre désigné par l’administration.
Lors de la 25e réunion du Cadre Permanent de Concertation (CPC), qui s’est tenue ce jeudi à Lomé, les acteurs politiques ont abordé la question du type de Commission Électorale Nationale Indépendante à mettre en place pour les futures consultations électorales. Une commission a été spécialement créée pour réfléchir à la nature et à l’éventuelle évolution de la CENI. Ses conclusions sont attendues au plus tard le 27 mars prochain.

Il est à noter que les prochaines élections au Togo se dérouleront à partir de 2030, dans un contexte politique renouvelé. Le pays est passé à un régime parlementaire, suite à la réforme constitutionnelle adoptée en mai 2024, ce qui implique une nouvelle configuration institutionnelle et électorale.
Cette réflexion sur la CENI intervient donc à un moment important, alors que le cadre électoral devra s’adapter aux exigences du nouveau régime parlementaire et aux attentes de transparence et d’inclusivité exprimées par les différents acteurs politiques.



