La République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont paraphé jeudi 4 décembre 2025 à Washington, un accord de paix majeur destiné à apaiser durablement les tensions dans l’est de la RDC et la région des Grands Lacs. Ce texte ambitionne de tourner la page d’un conflit qui empoisonne les relations entre Kigali et Kinshasa depuis plus de deux décennies.
Les principaux engagements :
-Respect absolu de la souveraineté et de l’intégrité territoriale
Les deux pays réaffirment solennellement leur attachement à l’inviolabilité des frontières et s’engagent à bâtir des relations de bon voisinage.
-Cessez-le-feu immédiat et désengagement total
Toutes les hostilités doivent cesser sans délai, y compris celles menées par les groupes armés actifs dans l’est congolais (Wazalendo, FDLR, M23, etc.). L’accord exige la fin de tout soutien étatique à ces mouvements, mettant un terme aux accusations réciproques qui ont longtemps envenimé la crise.
Coopération régionale et internationale renforcée
Kigali et Kinshasa s’engagent à travailler main dans la main avec l’Angola, la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC), la SADC et les Nations unies pour stabiliser la région et sécuriser les frontières.
Réponse humanitaire urgente
Les deux États s’engagent à faciliter le retour volontaire et sécurisé des réfugiés et déplacés internes, et à garantir un accès sans entrave à l’aide humanitaire.
Soutien aux mécanismes de paix existants
L’accord réaffirme l’appui à la MONUSCO et aux autres missions de vérification et d’interposition, afin de surveiller le respect du cessez-le-feu et de consolider la confiance.
Relance de la coopération économique
Pour ancrer la paix dans le concret, les deux pays prévoient de relancer les échanges dans les domaines du commerce, des infrastructures, de l’énergie et de l’exploitation des ressources naturelles, afin de créer des intérêts communs et durables.
Enfin, un Comité conjoint de suivi est institué. Composé de représentants des deux pays et de facilitateurs internationaux, il aura pour mission de prévenir toute nouvelle escalade, de régler à l’amiable les différends et d’accompagner la mise en œuvre effective de l’accord.
Cet accord, s’il est pleinement appliqué, pourrait marquer la fin d’un des conflits les plus longs et les plus meurtriers d’Afrique centrale. Reste désormais à passer des paroles aux actes sur le terrain.
