La cour d’appel militaire a rendu son verdict, ce vendredi 27 février 2026, dans le dossier relatif à l’assassinat du colonel Bitala Madjoulba, ancien chef du 1er Bataillon d’Intervention Rapide (1er BIR).
Après deux semaines d’audiences marquées par des interrogatoires, des auditions de témoins et les plaidoiries des avocats, la juridiction a confirmé la culpabilité de plusieurs accusés tout en aggravant sensiblement les sanctions prononcées en première instance.
Le général de division Félix Abalo Kadangha, ancien chef d’état-major général des Forces armées togolaises, voit sa peine passer de 20 ans de réclusion à 30 ans de prison. Il est en outre destitué de son grade militaire.
Les peines ont également été alourdies pour d’autres accusés.
Le colonel Ali Kodjo écope désormais de 20 ans de réclusion.
Le commandant Bouwè Palakiyem est condamné à la même peine de 20 ans.
En revanche, la cour a confirmé la relaxe du lieutenant-colonel Agbongou Komlan Senam, commandant en second du 1er BIR au moment des faits.
Pour rappel, le colonel Bitala Madjoulba, commandant de cette unité d’élite, avait été retrouvé sans vie dans son bureau. Selon les expertises médico-légales, il a été tué d’une balle dans le cou, tirée avec sa propre arme de service.
Ce verdict en appel, plus sévère que celui de première instance, marque une nouvelle étape dans cette affaire sensible qui continue de susciter de vives réactions au Togo.

