Condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour complicité d’assassinat dans l’affaire de la mort du colonel Bitala Madjoulba, l’ancien chef d’état-major des Forces armées togolaises (FAT), le général Félix Kadhanga, fait face à un nouveau développement judiciaire. Selon les informations, le procès en appel devant la Cour d’appel militaire serait ouvert ce lundi 16 février 2026 à Lomé.
Rappelons que lors de l’audience du 10 novembre 2025, le procureur général avait obtenu un renvoi du dossier, invoquant l’indisponibilité de certains intervenants essentiels au procès. Cette nouvelle date marque donc potentiellement la véritable reprise des débats en appel.
Le général Kadhanga est poursuivi pour complot contre la sûreté intérieure de l’État, complicité d’assassinat et entrave au fonctionnement de la justice. Il a toujours fermement nié les faits qui lui sont reprochés et clamé son innocence.
Ses avocats, qui avaient fait appel immédiatement après le verdict de première instance, dénoncent un procès entaché de vices de procédure, de pressions politiques et surtout d’un manque criant de preuves matérielles solides. Ils espèrent obtenir soit une révision complète du jugement, soit, à défaut, une mesure de libération provisoire en attendant le dénouement définitif.
Cette affaire, liée à l’assassinat du colonel Madjoulba survenu dans la nuit du 3 au 4 mai 2020, continue de susciter des réactions au sein de l’opinion et de l’institution militaire togolaise.
L’audience de ce 16 février 2026 pourrait donc constituer un tournant décisif dans ce dossier sensible.



