La Fédération burkinabè de football (FBF) a pris une décision radicale ce mercredi. Elle a mis fin aux contrats de l’entraîneur principal Brama Traoré ainsi qu’à ceux de l’ensemble de son staff technique. Cette rupture fait suite aux résultats considérés comme largement insuffisants lors de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025, organisée au Maroc.
Les Étalons du Burkina Faso, malgré des ambitions affichées, n’ont pas dépassé le stade des huitièmes de finale. Éliminée par la Côte d’Ivoire (championne en titre), l’équipe nationale a déçu les supporters et les autorités. Cette sortie précoce, similaire à celle de l’édition précédente, a accentué la frustration dans un pays où le football suscite de fortes attentes.
Brama Traoré, en poste depuis mars 2024 après avoir succédé au Français Hubert Velud, avait été choisi pour incarner un renouveau avec un entraîneur local expérimenté. Ancien international et spécialiste des sélections de jeunes (notamment médaillé d’argent aux Jeux de la Francophonie 2023), il avait réussi la qualification pour cette CAN. Cependant, les performances en phase finale, marquées par un manque de maîtrise et des absences notables, n’ont pas convaincu.
La décision de la FBF intervient dans un contexte plus large de changements au sein des instances sportives burkinabè. On note notamment que, dès lundi soir, le ministre des Sports Roland Somda a été remplacé lors d’un important remaniement gouvernemental.
Cette rupture ouvre désormais une nouvelle page pour les Étalons. La fédération devra rapidement désigner un nouveau sélectionneur et reconstruire un encadrement capable de redonner confiance au public et de viser des objectifs plus ambitieux, notamment pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
Le football burkinabè entre donc dans une phase de transition, avec l’espoir que ces décisions permettront de rebondir après cette déception continentale.
