Le Togo franchit une nouvelle étape majeure dans la protection et la restauration de son couvert végétal. Le vendredi 9 janvier, le ministre de l’Environnement et des Ressources forestières, Dodzi Kokoroko, a signé un arrêté officialisant la création du Centre national de semences forestières (CNSF).
Placé sous la tutelle technique de l’Office de Développement et d’Exploitation des Forêts (ODEF), ce nouveau centre a pour mission essentielle de produire et de fournir du matériel végétal de haute qualité (physiologique, génétique et sanitaire), parfaitement adapté aux différentes zones agroécologiques du pays. Objectif principal : garantir un approvisionnement régulier et fiable en semences de qualité pour soutenir les grands programmes nationaux de reboisement.
Installé à Davié, dans la préfecture du Zio, le CNSF est appelé à rayonner sur l’ensemble du territoire grâce à la mise en place progressive d’antennes régionales. Sur le terrain, ses équipes seront chargées d’identifier et de sélectionner les meilleurs peuplements à graines, de prospecter les zones naturelles de répartition des espèces forestières, d’organiser les campagnes de collecte et de veiller scrupuleusement à la qualité des semences, de la récolte jusqu’à leur distribution finale.
Pour assurer la cohérence, la transparence et l’efficacité des actions du centre, un Comité de suivi et d’orientation (CSO) a également été mis en place. Ce comité réunit des représentants du ministère de tutelle, de l’ODEF, de l’Université de Lomé, de l’ITRA, de l’ICAT, des partenaires techniques et financiers, ainsi que des organisations de pépiniéristes et de planteurs privés. Il aura pour rôle d’examiner et valider les programmes annuels, d’en suivre la mise en œuvre et de mobiliser les ressources nécessaires à leur réussite.
Pour le Togo, qui s’est engagé depuis de nombreuses années dans une ambitieuse politique de reboisement et de lutte contre la dégradation des écosystèmes, la création du CNSF constitue un pas décisif. Elle permet de mieux structurer la filière semences forestières et de renforcer durablement la politique environnementale nationale, au service de la préservation de la biodiversité et de la résilience climatique du pays.