Le Togo poursuit sa réforme du soutien à l’entrepreneuriat avec une étape majeure. Jeudi 5 mars 2026, l’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité le projet de loi transférant les missions du Fonds d’appui aux initiatives économiques des jeunes (FAIEJ) à l’Agence de développement des très petites, petites et moyennes entreprises (ADTPME).
La séance plénière, présidée par Komi Selom Klassou, président de l’institution, marque une avancée significative dans la rationalisation des structures d’accompagnement des entrepreneurs.
Cette réforme vise à corriger la fragmentation du paysage institutionnel togolais en matière d’appui aux jeunes créateurs d’entreprises. Elle cherche à regrouper les efforts, éliminer les doublons et renforcer la synergie entre les différentes interventions de l’État.
Soumis en décembre 2025, le texte ambitionne d’offrir plus d’agilité et d’efficacité aux jeunes entrepreneurs.
L’ADTPME, avec son guichet unique et son mandat élargi couvrant l’ensemble des TPME (très petites, petites et moyennes entreprises), apparaît comme le cadre idéal pour structurer une offre d’accompagnement cohérente et professionnelle. Elle permettra un suivi et une évaluation plus rigoureux des projets bénéficiaires, au bénéfice d’un impact accru.
Le transfert ne se limite pas aux missions : il inclut également le personnel, le patrimoine et les engagements du FAIEJ. Cette intégration devrait optimiser l’utilisation des ressources humaines et financières tout en assurant une transition fluide et une meilleure coordination des actions sur le terrain.
Pour mémoire, en douze ans d’activités, le FAIEJ a joué un rôle clé dans l’écosystème entrepreneurial togolais. Le fonds a injecté 3,57 milliards FCFA dans l’économie locale, soutenant directement 5 370 porteurs de projets à travers tout le pays. Malgré les défis inhérents à ce type de financement, le taux de remboursement atteint 61,30 %, attestant de la viabilité et de la pertinence du mécanisme.
Cette réforme s’inscrit dans une vision plus large de modernisation et de consolidation des outils publics au service de l’entrepreneuriat, en particulier chez les jeunes, pour accélérer la création d’emplois et la dynamique économique au Togo.

