Diplomatie : L’AES accuse

La  Confédération des États du Sahel (AES), regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a publié ce mercredi  un communiqué dénonçant l’opération militaire menée par les États-Unis au Venezuela. Cette prise de position marque l’une des réactions africaines les plus fermes face à l’action américaine, qualifiée d’« acte d’agression ».

Signé par le capitaine Ibrahim Traoré, président en exercice de l’AES et chef de l’État burkinabè, le document décrit l’intervention comme un « enlèvement illégal » du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores, ainsi qu’une « ingérence inacceptable » dans les affaires intérieures d’un État souverain.

L’AES accuse Washington de violer les principes fondamentaux du droit international, en particulier ceux inscrits dans la Charte des Nations unies.

Le communiqué rappelle que « l’emploi de la force armée contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un État constitue un acte d’agression ». Il critique ouvertement la politique unilatérale des États-Unis, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, qui fragilise selon l’organisation l’ordre mondial et entraîne des « conséquences néfastes pour la stabilité internationale ».

L’AES formule trois demandes précises . D’abord une condamnation claire et explicite de l’action américaine par le Conseil de sécurité des Nations unies ; la réaffirmation d’un ordre international basé sur l’égalité souveraine des États et une expression de solidarité avec le peuple vénézuélien, dont la souveraineté a été « bafouée ».

Cette déclaration souligne l’attachement de l’AES au multilatéralisme et au respect du droit international, dans un contexte où de nombreuses voix internationales ont déjà exprimé leur préoccupation face à cette opération militaire sans précédent.

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