En Conseil des ministres ce mercredi, le Président du Conseil, Faure Gnassingbé, a pris un décret portant création de l’Autorité togolaise des frontières.
Cette nouvelle institution a pour mission principale de coordonner de manière plus efficace la gestion des espaces frontaliers et de prévenir les différends liés à leur délimitation.
La création de l’Autorité Togolaise des Frontières intervient dans un contexte régional marqué par des enjeux frontaliers. Le 20 février 2026, le gouvernement togolais a en effet reçu une notification officielle des autorités ghanéennes, annonçant leur décision d’engager une procédure d’arbitrage international pour la délimitation de la frontière maritime commune entre les deux pays. Cette démarche s’appuie sur la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (CNUDM) du 10 décembre 1982.
Entre novembre 2016 et mai 2018, plusieurs incidents maritimes avaient déjà eu lieu dans la zone non délimitée, soulignant l’urgence de définir clairement une frontière maritime commune. En optant pour l’arbitrage international, le Ghana a exprimé sa volonté de sortir du cadre des négociations bilatérales engagées depuis plusieurs années. Le gouvernement togolais a pris acte de cette décision et réaffirmé son attachement au règlement pacifique des différends, conformément au droit international.
Cette nouvelle Autorité togolaise des frontières devrait permettre au Togo de renforcer sa gouvernance frontalière, d’optimiser la coordination entre les différents acteurs impliqués et de mieux défendre ses intérêts souverains dans la gestion de ses frontières.

