Une importante réunion de haut niveau s’est tenue samedi 17 janvier 2026 à Lomé, sous la présidence de Faure Gnassingbé, Médiateur désigné de l’Union africaine pour la crise dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) et dans la région des Grands Lacs.
Cette rencontre a réuni les principaux acteurs impliqués dans la résolution du conflit qui oppose depuis plusieurs années la RDC au Rwanda, avec la participation de délégations gouvernementales, de facilitateurs régionaux et internationaux.
Les participants ont salué les progrès diplomatiques réalisés au cours de l’année 2025, en particulier les accords conclus à Washington et à Doha. Ces textes ont permis de relancer le dialogue politique et de renforcer les efforts collectifs en faveur de la paix dans la région des Grands Lacs. Malgré ces avancées, tous ont insisté sur l’urgence de passer rapidement des engagements écrits à des résultats concrets sur le terrain, afin d’améliorer durablement la situation sécuritaire et la crise humanitaire qui frappe l’est de la RDC.

Plusieurs décisions importantes ont été prises à l’issue des échanges : la réaffirmation du principe de centralité de la médiation conduite par la République togolaise au nom de l’Union africaine, l’harmonisation de la compréhension et de l’appropriation du processus de médiation unifié à l’échelle continentale, l’alignement des différents acteurs autour de l’architecture révisée de la médiation ; l’adoption d’un document-cadre pour la médiation, basé sur un état des lieux actualisé et une analyse approfondie des dynamiques actuelles du processus de paix et la validation du plan de travail des facilitateurs, qui servira d’instrument opérationnel pour coordonner les actions du panel de médiation.
Les participants se sont engagés à poursuivre collectivement leurs efforts pour consolider durablement le processus de paix, promouvoir la sécurité, la stabilité et le développement en République Démocratique du Congo ainsi que dans l’ensemble de la région des Grands Lacs.
Cette réunion de Lomé marque une étape supplémentaire dans la volonté africaine de reprendre la main sur la résolution de la crise, en complémentarité avec les initiatives internationales, tout en plaçant l’Union africaine au cœur de la coordination des efforts. Reste désormais à transformer ces engagements en avancées tangibles pour les populations de l’est du pays.
